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Psychologie : - Affronter le diagnostic

Affronter le Diagnostic

Certains médecins et parents se renferment dans une attitude paternaliste conservatrice et dans l’objectif peu judicieux d’éviter le conflit interne du patient, cachent les informations sur les gonades et la génétique. Mais la plupart des professionnels recommandent aujourd’hui de dire la vérité et d’apporter un soutien psychologique. Autrement, les patients vont aller chercher les informations sur leur diagnostic dans les bibliothèques ou sur internet et porter le fardeau seuls et dans le silence. Beaucoup d’entre eux vont conserver des semi vérités embarrassantes et arriver à de fausses conclusions (ex : gonadectomie = cancer)

Si les besoins et les inquiétudes étaient traités au départ (par un soutien psychologique de professionnels qualifiés) il serait plus simple pour eux d’apporter un soutien à leur enfant. Chacun se sentirait mieux s’il n’y avait aucun tabou sur le sujet. Parler, comme avoir de la peine est thérapeutique car cela permet aux sentiments de se confronter et de se résoudre. Cacher les problèmes sous la moquette, c’est remettre les problèmes psychologiques à plus tard. Il est important que les parents encouragent le dialogue avec leur enfant et cherchent activement les informations pour eux. Malheureusement, il est plus important pour certains parents de garder la condition secrète que de chercher à connaître le soutien affectif et les interventions chirurgicales appropriées dont leur enfant a besoin. Ceci est une perte d’énergie qui pourrait être investie en aidant l’enfant à accepter la vérité. Les droits de la patiente à donner un sens à sa condition par un diagnostic et de chercher un groupe de soutien doit être pris en compte. Rencontrer d’autres personnes ayant la même condition est vital et est probablement la plus utile des thérapies. Les médecins ont peut être surestimé l’ampleur de l’affliction que pourrait avoir la connaissance des détails génétiques et génitaux sur les femmes SIA. Les adultes SIAC nous disent qu’à long terme, leurs chromosomes XY et leurs testicules n’auraient eu aucune importance pour elles - ce qui n’est pas le cas de l’isolation, l’impression d’être un monstre et les stigmates qui résultent de l’apparente inacceptabilité de leur statut biologique aux yeux de la société - puisqu’elles ont une identité de femme normale. Une personne SIAC est physiquement une fille et les problèmes d’identité sexuelle déterminée par les aspects biologiques de la condition sont improbables. Dans les cas SIAC, les tendances à l’hétérosexualité, l’homosexualité ou la bissexualité ne paraissent pas différentes des autres femmes en général. Cependant, une surexpression de la féminité de la patiente SIAC associée à un refus de l’exploration de ses réelles différences par rapport à une femme traditionnelle (absence d’organes femelles internes, de poils pubiens, de menstruations et possibilité d’un vagin plus court) vont entraîner chez elle une anxiété et un malaise considérable vis a vis de ses médecins/parents. Préparer la jeune fille à des relations personnelles et intimes en tant qu’adulte doit être une priorité car il doit être tentant de dégager son attention des problèmes relatifs à la sexualité et de se tourner vers des objectifs de substitution.

 

 

 

 

 

 

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Date de création : 28/02/2005 @ 16:22
Dernière modification : 04/03/2005 @ 14:20
Catégorie : Psychologie :
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Réaction n°1 

par olga le 18/04/2006 @ 13:54

Que je vous comprends toutes. Je me sens fautive car je ne savais pas que j'étais proteuse. J'ai deux filles atteintes de cette maladie dont une qui en ce moment est entrain de pleurer car elle ne savais pas exactement ce que c'était pourtant elle est du métier puisqu'elle est infirmière. Elle vient de prendre connaissance de votre site.... et avant de rejoindre votre association elle a besoin de voir  en urgence un médecin, mais un qui soit vraiment capable de lui expliquer tout en détail. Pouvez vous nous aider ? Elle est prête à faire le déplacement sur Paris si besoin. Il faut vous dire que j'ai une autre fille qui elle n'est pas atteinte, mais malheureusement elle était comme moi porteuse et sa fille est elle atteinte. Dans ma famille sur 3 générations il y a 4 cas c'est beaucoup. Si o­n m'avait expliqué cela il y a 35 ans quand j'ai eu mes enfants, je ne sais vraiment pas si elles seraient là aujourd'hui et pourtant Dieu sait comme je les aime et je serais prête à tout donner pour qu'elles ne soient pas atteinte elles sont si malheureuses et moi autant qu'elles.


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